gartenwochenende: MMXVI & pflanzenmarkt & querbeet

to do – pflanzen für MMXVI:

a

bistorta officinalis / schlangen- oder wiesen-knöterich (→ wiesenbau im oberharz im allgemeinen & …)

crambe maritima / küsten- oder echter meerkohl (prospect cottage in mind …)

daucus carota / queen anne’s lace (samen + initialpflanze)

echinacea purpurea ‚augustkönigin‘ / purpur-sonnenhut (piet oudolf, ?)

erigeron karvinskianus / spanisches gänseblümchen oder mexikanische berufkraut (samen oder initialpflanze)

eryngium giganteum / miss willmott’s ghost (samen + initialpflanze)

fagus sylvatica var. suentelensis / süntel-buche (man wird ja wohl noch … → ‘die süntelbuche’ von clementine von münchhausen)

g

[…]

linum usitatissimum / saat-lein oder flachs (samen. fehlte in diesem jahr im beet…)

[…]

o

phlomis russeliana (samia hort.) / brandkraut (alte sorte, leider gerade etwas hip…)

primula veris hose-in-hose *)

r

salvia nemorosa ‚mainacht‘ / steppen-salbei (karl foerster, 1960)

tulipa sylvestris / weinberg-tulpen

[…]

x

y

z

*) HOSE IN HOSE, a term used in gardening, to signify one tube or petal within another, as in the polyanthus where there are in some varieties two petals.

philip miller, ‚the gardeners dictionary: containing the best and newest methods of improving the kitchen, fruit, flower garden, and nursery; as also for performing the practical parts of agriculture: including the management of vinyards, […]. london, 1768 (8th edition)

to do – mit liste zum pflanzenmarkt am kiekeberg:

not done: keine zeit, keine lust, … & am nächsten wochenende ohnehin in … (für zwei pflanzenmärkte ist kein platz im beet).

querbeet (fast september):

querbeet_fast_09_15_800

obere reihe l.: unerwünscht, vor zu starker versamung reduziert (borago officinalis) oder zu gross geworden (sambucus nigra ‚black lace‘) … ; r. verblühende schönheit (helenium ‚moerheim beauty‘) & warten auf reife samen (silybum marianum). 2 reihe l.: untermieter (in castanea sativa); blüte (nigella damascena) im gras (calamagrostis x acutiflora ‚karl foerster’… demnächst mehr…); 3 reihe bei dekablog10 l: reif oder nicht reif, abwarten (ficus carica); r. gelb (unbekannte rose mit rudbeckia fulgida var. sullivantii ‚goldsturm‘). untere reihe l.: die dronning treibt aus … (rosa alba ‚königin von dänemark‘) & r.: verblüht (agapanthus, unbekannte sorte), vom nachbarn: keine pflaumen, keine mirabellen, aber gut … & blühten (hosta plantaginea ’summer fragrance‘?) zwischen bank & wein.

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blackbox-gardening: mit luhmann im garten?

vortrag von jonas reif bei der gesellschaft zur förderung der gartenkultur e.v., zweig hamburg: blackbox-gardening. das gleichnamige buch von reif, verantwortlicher redakteur der zeitschrift ‚gartenpraxis‘, und christian kreß, inhaber der gärtnerei sarastro-stauden in ort im innkreis, oberösterreich, erschien im letzten jahr bei ulmer. die meisten fotos stammen von jürgen becker. die marketing-abteilung des verlages ging bei erscheinen in die vollen: „Das erste Buch zum völlig neuen Gartenthema.“

blackbox

zum thema blackbox empfehle ich ‚cybernetics: or the control and communication in the animal and the machine‘ von norbert wiener (cambridge, mass, 1948) und ’soziale systeme. grundriß einer allgemeinen theorie‘ von niklas luhmann (frankfurt/m., 1984).

gardening

lassen wir das schlagwort aus dem kybernetischen und systemtheoretischen diskurs einmal bei seite, konzentrieren uns auf gardening (cf. → gartenarbeit vs gardening / kulturelle unterschiede…) und bleiben beim untertitel: „Mit versamenden Pflanzen Gärten gestalten“. also wachsen lassen und das rausreissen (eine lieblingsbeschäftigung!), was stört…

Gardens that give space to self-sowers have a comfortable, personal feel. These plants fill a gap and are wonderful accessories in our overall aim of keeping the show going.

Many people are frightened of self-sowers, thinking that, if allowed, they will lose control and that their garden will look a mess. So they apply thick mulches to prevent this. What they are missing!

[…]

You need to think of self-sowers as allies that need to be controlled. You‘ ll probably be weeding out 95 per cent of them. That’s all right. Those that remain will do their job all the better for not having too much competition.

christopher lloyd, succession planting: self-sowers‘ in the guardian, 27/03/2004, reprinted in ‘cuttings – a year in the garden with christopher lloyd’, london, 2007.

nicht ganz so neu… in anbetracht der aktuellen diskussionen über wilde gärten (pflichtlektüre: william robinson, ‚the wild garden‘, london, 1870), dutch wave, prairie gardens oder welches schlagwort gerade benutzt wird, ist es nicht verwunderlich das ein buch nur über selbstversamende pflanzen erscheint. um nicht zu sagen überfällig. Weiterlesen

import/export: mariengras auf dem weg an die westküste…

mariengras_pastoratsgarten_800

import: hierochloe odorata / mariengras auf dem weg in einen pastoratsgarten. vor sylt links abbiegen… eine pflanze mit mariensymbolik in einem ev.-luth. pastoratsgarten. botanische gegenreformation?

b_2_garten   b_3_garten

der gärtnerische nachwuchs: l. das beet von b. II (10 j.): die daucus carota / möhren spriessen. r. das beet von b. III (4 j.): sabotage! vögel haben das beet geleert: saatgut ist kein vogelfutter! eine vogelscheuche?

b_2_kirschbaum   hundsrose_brennnesseln

l. der kirschbaum (sorte?) von b. II: kurz vor der blüte, vorfreude auf die ernte… & r. export: eine rosa rugosa / kartoffel-, apfel- oder japan-rose (farbe noch unbekannt), typisch für nordfriesland & die inseln, incl. einer bonus urtica / brennnessel reisefertig für die rückfahrt…

die namen der nachwuchsgärtner sind der redaktion bekannt.

„Le plus pressé, c’était le jardin„ oder landlust um 1900 / ‘bouvard et pécuchet’ von gustave flaubert

„Nous y voilà donc! Quel bonheur! Il me semble que c’est un rêve!“

Bien qu’il fût minuit, Pécuchet eut l’idée de faire un tour dans le jardin. Bouvard ne s’y refusa pas. Ils prirent la chandelle, et l’abritant avec un vieux journal, se promenèrent le long des plates-bandes. Ils avaient plaisir à nommer tout haut les légumes: „Tiens! des carottes! Ah! des choux.“

Ensuite, ils inspectèrent les espaliers. Pécuchet tâcha de découvrir des bourgeons. Quelquefois une araignée fuyait tout à coup sur le mur; – et les deux ombres de leur corps s’y dessinaient agrandies, en répétant leurs gestes. Les pointes des herbes dégouttelaient de rosée. La nuit était complètement noire; et tout se tenait immobile dans un grand silence, une grande douceur. Au loin, un coq chanta.

[…]

Puis ils se mirent à la croisée, pour voir le paysage.

On avait en face de soi les champs, à droite une grange, avec le clocher de l’église, – et à gauche un rideau de peupliers.

Deux allées principales, formant la croix, divisaient le jardin en quatre morceaux. Les légumes étaient compris dans les plates-bandes, où se dressaient, de place en place, des cyprès nains et des quenouilles. D’un côté, une tonnelle aboutissait à un vigneau, de l’autre un mur soutenait les espaliers; – et une claire-voie, dans le fond, donnait sur la campagne. Il y avait au delà du mur un verger, après la charmille un bosquet, derrière la claire-voie un petit chemin.

[…]

Les deux Parisiens désiraient faire leur inspection, […]

Ils s’en revinrent par la cavée, sous une avenue de hêtres. La maison montrait, de ce côté-là, sa cour d’honneur et sa façade.

[…]

Les quatre chambres au premier s’ouvraient sur le corridor qui regardait la cour. Pécuchet en prit une pour ses collections; la dernière fut destinée à la bibliothèque; et comme ils ouvraient les armoires, ils trouvèrent d’autres bouquins, mais n’eurent pas la fantaisie d’en lire les titres. Le plus pressé, c’était le jardin.

Bouvard, en passant près de la charmille, découvrit sous les branches une dame en plâtre. Avec deux doigts, elle écartait sa jupe, les genoux pliés, la tête sur l’épaule, comme craignant d’être surprise. – „Ah! pardon! Ne vous gênez pas!“ Et cette plaisanterie les amusa tellement que vingt fois par jour pendant plus de trois semaines, ils la répétèrent.

Cependant, les bourgeois de Chavignolles désiraient les connaître – on venait les observer par la claire-voie. Ils en bouchèrent les ouvertures avec des planches. La population fut contrariée.

Pour se garantir du soleil, Bouvard portait sur la tête un mouchoir noué en turban, Pécuchet sa casquette; et il avait un grand tablier avec une poche par devant, dans laquelle ballottaient un sécateur, son foulard et sa tabatière. Les bras nus, et côte à côte, ils labouraient, sarclaient, émondaient, s’imposaient des tâches, mangeaient le plus vite possible, – mais allaient prendre le café sur le vigneau, pour jouir du point de vue.

S’ils rencontraient un limaçon, ils s’approchaient de lui, et l’écrasaient en faisant une grimace du coin de la bouche, comme pour casser une noix. Ils ne sortaient pas sans leur louchet, – et coupaient en deux les vers blancs d’une telle force que le fer de l’outil s’en enfonçait de trois pouces. Pour se délivrer des chenilles, ils battaient les arbres, à grands coups de gaule, furieusement.

Bouvard planta une pivoine au milieu du gazon – et des pommes d’amour qui devaient retomber comme des lustres, sous l’arceau de la tonnelle.

Pécuchet fit creuser devant la cuisine, un large trou, et le disposa en trois compartiments, où il fabriquerait des composts qui feraient pousser un tas de choses dont les détritus amèneraient d’autres récoltes, procurant d’autres engrais, tout cela indéfiniment; – et il rêvait au bord de la fosse, apercevant dans l’avenir, des montagnes de fruits, des débordements de fleurs, des avalanches de légumes. Mais le fumier de cheval si utile pour les couches lui manquait. Les cultivateurs n’en vendaient pas; les aubergistes en refusèrent. Enfin, après beaucoup de recherches, malgré les instances de Bouvard, et abjurant toute pudeur, il prit le parti „d’aller lui-même au crottin!“

[…]

Puis les mauvais jours survinrent, la neige, les grands froids. Ils s’installèrent dans la cuisine, et faisaient du treillage; ou bien parcouraient les chambres, causaient au coin du feu, regardaient la pluie tomber.

Dès la mi-carême, ils guettèrent le printemps, et répétaient chaque matin: – „Tout part.“ Mais la saison fut tardive; et ils consolaient leur impatience, en disant: – „Tout va partir.“

Ils virent enfin lever les petits pois. Les asperges donnèrent beaucoup. La vigne promettait.

Puisqu’ils s’entendaient au jardinage, ils devaient réussir dans l’agriculture; […]

gustave flaubert, ‚bouvard et pécuchet‘, posthum veröffentlicht, paris, 1881.